lundi 17 novembre 2014

Le potentiel des MOOCs pour la formation professionnelle

Grâce à leur méthode de fonctionnement, les MOOCs pourraient bientôt devenir de véritables outils de formation à part entière. Proposant un cours en ligne aux salariés avant de les laisser en discuter sur son contenu avec d’autres employés travaillant dans la même entreprise ou situés à l’étranger, les MOOCs permettent d’enrichir la formation en favorisant les échanges entre apprenants.


Un intérêt pratique et économique


La formation professionnelle est devenue incontournable dans de nombreuses branches de métiers. Obligeant parfois les salariés à partir en déplacement pour suivre ces enseignements, cela peut s’avérer couteux pour l’entreprise.  Grâce à l’accessibilité des contenus et connaissances à tout moment depuis n’importe quel lieu, y compris celui des locaux de l’entreprise, les MOOCs deviennent une source d’apprentissage beaucoup plus économique et pratique. En effet, aucun frais de déplacement et d’hébergement n’est à prévoir et l’emploi du temps du salarié peut concilier travail et formation. Aussi, dans la logique de fonctionnement des MOOCs, les salariés peuvent enrichir leur expérience et leurs connaissances en échangeant en ligne avec d’autres professionnels suivant la même formation, en plus de leurs collègues « physiques ».


Les limites actuelles des MOOCs en entreprise


Bien que le concept des cours en ligne accessibles à tous présente de nombreux avantages sur le papier, il n’en est pas exactement de même dans son application dans la vie réelle. En effet, la première raison est le faible nombre de plateformes en ligne proposant actuellement des formations professionnelles de qualité. Pour arranger cela, de plus en en plus d’entreprises et d’universités se mettent à la création de MOOCs destinés à la formation professionnelle. La seconde grande limite est la méthode de validation des acquis. Bien que certains cours prévoient des tests pour sanctionner le niveau d’acquisition des connaissances de l’apprenant, tous ne le font pas et leur efficacité n’est pas toujours prouvée. La création d’un système de validation des acquis à l’échelle nationale voir internationale permettrait de solutionner ce problème et légitimer l’utilisation des MOOCs en tant que formation professionnelle auprès des chefs d’entreprises qui y sont parfois réticents. 

jeudi 6 novembre 2014

Comment appréhender le numérique à l’école ?

La place du numérique à l’école est un sujet qui fait débat depuis plusieurs années dans notre pays. Accusé par certains de faire chuter le niveau en orthographe des élèves tandis que d’autres y voit un formidable outil d’apprentissage et d’acquisitions de connaissances, que faut-il en penser et où est la vérité ? Bien qu’il soit difficile d’avoir un avis tranché et d’une vérité universelle à ce sujet, il est facile d’imaginer un système éducatif où le numérique vient appuyer les démarches pédagogiques des professeurs et enrichir la formation des élèves sans toutefois les isoler dans une bulle et les priver d’échanges avec le monde réel.


Un véritable outil de travail


La télévision n’a jamais pu être véritablement intégrée à l’école car, issue de la sphère privée, elle est perçue comme un outil de loisirs devant lequel l’élève n’est que passif. Contrairement à cela, le numérique est aussi bien utilisé à la maison dans un but ludique et récréatif qu’au travail pour des tâches professionnelles.  En conservant un côté ludique, l’interactivité de l’élève avec le numérique est pour lui une source de motivation qui facilite l’acquisition des connaissances.

Les professeurs ne disparaitront pas


La grande peur de certains détracteurs du numérique à l’école est la disparition des professeurs au profit des machines. Qu’ils se rassurent, bien que le numérique soit une formidable source de savoir, il ne remplacera jamais le rôle d’un enseignant. Avoir accès à une quantité d’informations infinie est une chose, savoir les trier et les assimiler pour pouvoir s’en servir plus tard dans un raisonnement en est une autre. C’est l’enseignant avec toute sa pédagogie et son humanité qui aide l’élève à se construire une base de savoir qu’il pourra réutiliser à l’avenir.

Les avantages du numérique à l’école



Que ce soit grâce aux ordinateurs, aux tablettes ou encore aux tableaux numériques interactifs, le numérique peut renforcer les pratiques éducatives et les échanges avec les enseignants en les rendant plus ludiques. A l’heure de la mondialisation, ils sont aussi un excellent moyen d’ouvrir l’esprit des jeunes sur le monde qui les entoure. Les élèves d’une classe d’anglais située en Rhône-Alpes peuvent ainsi converser directement avec les élèves d’une classe de français de Glasgow, améliorant considérablement leur compréhension de la langue et les immergeant davantage dans cette culture. Aussi, les outils informatiques peuvent améliorer la compréhension de cours de physique-chimie ou de sciences de la vie et de la terre en proposant des animations et schémas interactifs. 

vendredi 17 octobre 2014

Corporate Garden : Une bonne raison de se mettre au vert


Corporate Garden, derrière cet anglicisme se cache un concept connu de beaucoup mais peu répandu dans le monde professionnel : le jardin d’entreprise.  Zoom sur cette pratique aussi bonne pour le salarié que son entreprise !

Tranquillité et productivité


C’est un fait, les plantes vertes jouent un rôle favorable sur la productivité des salariés d’une entreprise. En décorant les locaux de plantes vertes (ou même de petits potagers pour les plus grandes structures), leur engagement s’en retrouve « boosté » et cela amène une perception positive du lieu de travail qui n’est plus perçu comme un endroit grisâtre et triste. En plus d’apporter zénitude et concentration, certaines plantes vertes possèdent des effets dépolluant. Ce qui est particulièrement recommandé lorsque l’on sait que l’air intérieur des bureaux est parfois plus pollué que celui à l’extérieur.  Enfin, que ce soit quelques plantes disposées ça et là ou un véritable potager, les employées peuvent prendre du plaisir à s’en occuper durant leurs pauses, se changeant les idées et revenant avec l’esprit frais et créatif, prêt à se remettre au travail.


Des effets bénéfiques avérés


Tout ceci n’est pas seulement le résultat d’une énième mode venue des États-Unis, les effets positifs des plantes vertes dans un environnement de travail sont réels et ont été prouvés à plusieurs reprises lors de recherches menées par des universités d’Angleterre, d’Australie et des Pays-Bas. Ainsi, ces études ont pu chiffrer cet impact à un gain de 15% de productivité tandis que plus tôt, d’autres études avait dévoilé que l’aménagement et la décoration de locaux avec des plantes influaient directement sur l’absentéisme des salariés (pouvant faire baisser ce taux jusqu’à 10%).  

Une nouvelle forme de management


Les corporate gardens font partie de ces nouvelles formes de management appelées « smart management ». Ainsi, contrairement à certaines méthodes, parfois honteuses, qui s’appuient sur la pression et le stress des salariés, cette philosophie de travail privilégie le bien-être des employés en leur proposant un cadre de travail épanouissant. Et cela à raison, puisqu’un salarié heureux est plus présent et productif qu’un salarié mis sous pression, qui multipliera les jours d’absences et/ou sera moins efficace dans ses missions puisque diminué par le stress.


En conclusion, vive le smart management !

mardi 7 octobre 2014

L’Office-Branding : Donner de la personnalité à son entreprise

La communication d’une entreprise ne passe pas seulement par de la publicité dans les médias et la réalisation de stylos et cartes de visites. Tout ce qui est visible en interne et en externe est susceptible de véhiculer des messages concernant l’entreprise : de la décoration de ses locaux en passant par le design de son site internet.


Se construire une image cohérente


Inspiré des start-up américaines, l’office-branding consiste à décorer et aménager ses locaux d’entreprise en cohérence avec son histoire et son activité pour véhiculer un message auprès de tous : des salariés comme des personnes extérieures à l’entreprise. Cela comprend donc la création d’une véritable identité qui se déclinera sur les différents supports pour former un ensemble homogène, vecteur d’une même image. Il faut, par exemple, songer aux couleurs qui seront présentes dans le logo et donc dans la charte graphique de l’entreprise pour les réutiliser par la suite dans la décoration des locaux (murs, mobilier, affiches, …) et le design des différents outils (devis et factures, site web et applications smartphones, etc.)

Les bénéfices de l’office-branding


L’office-branding est aussi positif pour les salariés que les personnes extérieures à l’entreprise. Il démontre l’assurance et le dynamisme qui y règne. Cela permet de donner une excellente impression à un client ou un investisseur qui traverse les locaux pour la première fois pour se rendre à une réunion et le place dans un bon état d’esprit, favorable à une interaction avec l’entreprise. Les études scientifiques ont aussi prouvé qu’un employé s’impliquait davantage dans ses tâches et était plus productif lorsque qu’il travaillait dans un cadre esthétique et confortable où il se sentait bien.

Vous laisserez vous tenter par l'office-branding ? 

jeudi 18 septembre 2014

Les MOOCs, la désillusion ?


Tout d’abord perçus comme une innovation pédagogique sans frontières permettant l’accès de tous à l’éducation, les moocs semblent toutefois démontrer leurs limites.

Des cours en ligne ouverts à tous


« MOOC » est l’acronyme de « Massive Open Online Course » soit des cours en ligne ouverts à tous. Initiés aux États-Unis par un jeune professeur qui concevait des vidéos pédagogiques pour sa petite cousine qui rencontrait des difficultés en mathématiques, leur succès sur Youtube fut tel que des particuliers et de grandes universités s’inspirèrent à leur tour de ce concept pour proposer leurs propres cours, et ce, de façon totalement gratuite. Avec un succès grandissant et des millions d’utilisateurs en une dizaine d’années, un tel entrain pour le savoir et la connaissance en libre accès suscitait de grands espoirs pour l’avenir de l’éducation dans le monde entier.

De trop grands espoirs ?


Alors que le coût des études universitaires empêche des millions de personnes d’avoir accès à l’éducation supérieure, cette révolution en termes d’enseignement entrouvrait la possibilité d’accès à des études universitaires pour tous. Cependant, les réalités économiques et le nombre important d’abandons en cours de cursus viennent rattraper cette vision idéaliste de l’enseignement. En moyenne, moins de 15% des inscrits à un mooc vont au bout de leur formation et il n’est pas garantit qu’ils en aient acquis tous les enseignements. Le système des moocs ne repose sur aucun modèle économique alors que leur conception nécessite plusieurs personnes et des centaines d’heures de travail. Aussi, la difficulté de mettre en place un système de validation des acquis à l’échelle mondiale constitue un frein.

Renforcer ses connaissances


Même si  les moocs semblent ne pas pouvoir devenir les universités de demain, leur apport peut tout de même être significatif. Ils permettent aux élèves en cours de cursus de parfaire leurs connaissances et d’échanger à ce sujet au cours de visionnages dans des cadres moins formels (on parle aux États-Unis des « Starbuck University » en référence à la célèbre chaine de cafés où les étudiants se réunissent). De plus, le taux de suivi de cursus relativement faible peut s’expliquer par la gratuité des cours : les utilisateurs, des personnes du monde entier, essayent de nombreux cours afin de voir ce qui les intéresse le plus. Cette possibilité d’accès au savoir est un droit pour tous qui doit être sauvegardé en dehors de toutes les problématiques économiques et de validation des acquis.

Si vous désirez en savoir plus sur ce sujet, vous pouvez consulter :


Un site participatif sur l’actualité des MOOCs : http://www.mooc.fr/
Un annuaire de MOOCs  en français : http://mooc-francophone.com/

lundi 1 septembre 2014

Rentrée : Comment repartir du bon pied ?


Pour beaucoup d’entre nous, les vacances estivales sont terminées et il est temps de reprendre le chemin du travail. Alors que certains y retournent avec entrain, d’autres trainent un peu plus les pieds. S’il n’y a pas de solution miracle, certains conseils pourtant connus de tous sont bons à appliquer, en voici un petit rappel :




Reprendre en douceur 


Il n’est bien sûr pas question de ne travailler qu’à moitié ou de négliger certaines tâches, mais dans la mesure du possible, ménagez vous et prenez le temps de faire un point sur les dossiers et vos priorités. Quelques jours sont nécessaires pour reprendre un rythme de travail régulier et il est donc inutile de se stresser plus que de raison. Dites-vous bien que nombre de vos collègues sont dans le même cas que vous et ressentent la même chose. Aussi, n’hésitez pas à manger à l’extérieur durant votre pause de midi. Déjeuner en terrasse ou dans un parc par un beau soleil est toujours plaisant et bon pour le moral.

Conserver les bonnes habitudes


Les vacances sont souvent synonymes de bonne hygiène de vie. On prend du temps pour nous, on ne néglige aucun besoin, que ce soit le sommeil, l’alimentation ou les activités personnelles. Il est recommandé de poursuivre tout cela après la reprise. La pratique d’un sport est bénéfique pour le corps et l’esprit. Et si vous n’êtes vraiment pas sportifs, la lecture, la peinture ou la pratique d’autres activités de ce type sont également conseillées pour votre esprit et votre bien-être.

Ne pas négliger le sommeil


Ne faites pas de surprésentéisme et profitez des premières soirées de reprise pour quitter à l’heure votre travail et vous « déconnecter» complètement. Les soirées de septembre sont encore longues et belles, passez du temps en famille ou entre amis. La nuit venue, vous irez vous coucher l’esprit apaisé et prêt pour un sommeil réparateur. Si toutefois, les circonstances vous obligent à traiter des aspects professionnels en dehors des heures de bureau, accordez-vous toujours un moment « tampon » entre ces préoccupations et le moment où vous allez vous couchez afin de vous changer les idées et ne pas cogiter durant toute la nuit.

jeudi 14 août 2014

Les salariés européens sont-ils heureux et confiants ?

La publication du 9ème baromètre Ipsos-Endered en mai 2014 sur le bien-être et la motivation des salariés européens mettait en lumière les principales problématiques qui préoccupaient les travailleurs du vieux continent. Petit tour d’horizon entre gestion des compétences, maintien de l’emploi, temps de travail et blurring.



Un nouveau souffle pour l’Europe du Nord


Au lendemain de la crise de 2007, les résultats nous montrent une Europe à deux vitesses. L’Europe du nord, composée de pays tels que l’Allemagne, la Suède et la Grande-Bretagne, semble plus proche de la sortie de crise que l’Europe du sud avec la France, l’Espagne ou encore l’Italie qui ne se remet pas encore des coups portés par la conjoncture économique. Ainsi, sur fond d’un regain de confiance de la part des salariés de tous les pays envers leur entreprise, la qualité de vie au travail et la motivation sont jugées meilleurs au nord tandis que les préoccupations concernant les salaires et le pouvoir d’achat sont plus élevées au sud. Le choix de rester dans son entreprise se maintient à 60% ou plus dans presque tous les pays ce qui démontre une réelle volonté de développement professionnel et de gestion des compétences.

Le blurring, nouvelle problématique professionnelle


Le blurring se définit comme l’effacement progressif des frontières entre vie professionnelle et vie privée. Ce phénomène, qui s’est accentué ces dernières années avec le développement des nouvelles technologies de communication, ne cesse de croître. 67% des salariés européens déclarent s’occuper de problèmes professionnels en dehors de leur temps de travail et 62% régler des affaires personnelles durant leur temps de travail. Ces chiffres sont encore plus élevés chez les dirigeants et managers, allant de 77% à 90%.

Les salariés français fâchés avec leur travail


Que cela soit justifié ou non, les français conservent leur réputation de râleurs internationaux puisqu’ils restent les plus démotivés d’Europe (38% contre 29%) , les moins satisfaits de leur rémunération (61% contre 51%) et les moins satisfaits de la reconnaissance de leur implication dans leur travail (52% contre 46%).

Nous vous invitons à consulter le site de l’ipsos pour connaître plus en détails les résultats de cette enquête.